Les élèves de Terminale du LET en voyage à Prague

Au milieu d’un capharnaüm de valises, de sacs et d’oreillers, parents émus et élèves survoltés sur le trottoir devant Saint André, c’est l’heure du départ, jeudi  20 septembre au soir, dans le grand bus Marcot. Des rêves hachurés par les lumières blafardes des aires d’autoroutes allemandes, où chacun, l’œil collé et le cheveu hirsute, s’extirpe de la chaleur de sa couche pour une pause régénératrice.

Au petit matin, vendredi,  fourbues, les brumes de la République Tchèque font échos aux nôtres. Prague dévoile petit à petit ses charmes et son romantisme opère déjà. Découvrir Prague, c’est remonter le temps, au milieu des innombrables bâtisses de caractère qui bordent la Vltava et des ponts séculaires. Le temps presse et les bagages sont hissés dans les interminables étages de l’accueillant Prokopka. Puis, les estomacs repus du petit déjeuner prêtent attention à la venue de nos guides Mila et Aneta, pour la visite de la ville. Nous sommes happés par un tourbillon de merveilles architecturales et historiques de la Vieille Ville, Place Venceslas, l’Hôtel de Ville, le fabuleux Pont Charles, le mur John Lennon, le Sénat, les ruelles et passages et le quartier juif Josevof.

La bohème nous a ensorcelés. Retour au temps du communisme avec le trajet retour dans une ancienne rame de métro, en s’égosillant sur les chants du Mondial et la Marseillaise. Ereintés, quelques paupières s’affaissent pendant la conférence sur le système social en République Tchèque. En rang par 2, pour souper au restaurant proche de l’hôtel malgré le succulent trdelnik chaud savouré dans l’après-midi.

Samedi, premier réveil à Prague et départ pour la visite de la cristallerie de Nizbor avec Jaromir et Mila. Deux vocations de souffleurs de verre naissent chez Mathilde et Eytan alors que leurs camarades sont hypnotisés par la pureté des éclats cristallins et du travail de précision de la gravure. Un cadeau souvenir accompagne notre retour à Prague pour la visite du plus petit quartier mais aussi du plus imposant par son château qui domine la ville. Tous les styles architecturaux y sont représentés, mais le Palais Présidentiel et surtout la Cathédrale Saint-Guy nous subjuguent. Sa grande nef, ses vitraux éblouissants et son tombeau baroque en argent massif nous laissent sans voix.  La visite s’achève avec la déambulation dans la Ruelle d’Or et une promenade au fil de l’eau sur la Vltava. La croisière s’amuse à l’étage, tandis que les plus frileux s’évadent dans de douces rêveries au chaud.

Après une soirée agitée, départ dimanche pour la forteresse de Terezin et son camp de concentration. L’horreur des lieux et des situations inhumaines nouent les gorges et les images de propagande et d’archives glacent les esprits, en communion avec le temps maussade. Puis, visite du musée consacré au ghetto juif voisin de la forteresse ainsi que des documents des différents camps de concentration et d’extermination. Retour à Prague, accueillis au musée du communisme par l’imposante étoile rouge et la statue de Karl Marx qui nous rappellent les heures sombres de ce pays où les libertés individuelles étaient bafouées et les contestations violemment réprimandées. Lundi, nostalgiques, nous quittons Prague pour un périple retour ponctué de siestes. Prague restera dans nos cœurs, belle et éternelle.

Virginie SCHOEN

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