Plaque des Anciens Élèves du Collège Saint André morts durant le conflit 1914-1918

Dans le cadre des cérémonies du centenaire de la fin de la guerre de 1914-1918, le collège a rappelé l’existence d’une plaque à l’arrière de la Chapelle.

 Coline, Mélina, Arnaud Hugo, Anis et Sofiane, élèves de la classe de 2de3, encadrés de leur professeur d’Histoire, M. Mathieu Danner, ont retracé la biographie des cinq noms inscrits en lettre d’or sur la plaque de marbre blanc. Ces noms correspondent à d’anciens élèves du Collège Saint André morts durant le conflit.

Ce sont :

– le Curé Buecher, fusillé comme otage le 23 août 1914 à Raon sur Plaine

– le médecin principal Baur, mort lors de la Bataille de la Marne le 6 septembre 1914 (l’hôpital militaire de Colmar porta son nom jusqu’à sa dissolution en 1994).

– le Colonel Rabier, mort au combat durant la Bataille de la Somme le 24 septembre 1914

– le Sergent Oberreiner, mort à quelques pas de chez lui à Aspach-le-Bas le 26 décembre 1914

– le Lieutenant-Colonel Macker, une des premières victimes de la Bataille de Verdun le 10 mars 1916 (une caserne de Colmar portera son nom après la guerre. C’est l’actuel bâtiment de la cité administrative).

 

Cette plaque rappelle donc des moments forts du conflit. Elle rappelle aussi l’histoire du Collège : après la période de fermeture décidée par les autorités impériales allemandes en 1873, cette plaque marque d’une pierre la réouverture du Collège sous l’autorité de l’Évêque de Strasbourg, Mgr Ruch, lui-même héros de la Grande Guerre. Penser alors aux anciens du Collège morts pour la France, c’était honorer la patrie. Avoir ce devoir de mémoire aujourd’hui, c’est poursuivre l’œuvre accomplie. Par notre intermédiaire, la mémoire des cinq noms gravés dans la pierre est devenue « pierre vive » aujourd’hui (selon l’expression chère au Père Kammerlocher, ancien Directeur).

 José KIEFFER, professeur d’Histoire-Géographie.

Conférence « Après 1918, l’Alsace heureuse ? »

Dans le cadre de la commémoration du centenaire de l’Armistice du 11 novembre 1918, les classes de 3e  Newton, 3e Lavoisier, 3e Edison, 2de4, 1re2 ainsi que les élèves suivant l’option LRA-LCR ont assisté le vendredi 9 novembre 2018 à une conférence sur le thème du retour de l’Alsace à la France en novembre 1918. Cette conférence a été organisée par M. Danner et M. Kieffer, professeurs d’Histoire-Géographie, qui ont invité M. Claude Muller, Directeur de l’Institut d’Histoire de l’Alsace à l’Université de Strasbourg.

Dans une rapide introduction, M. Muller a rappelé l’histoire particulière de notre région, annexée à l’Allemagne par le traité de Francfort de 1871 et donc allemande au début de la Grande Guerre. L’Alsace est immédiatement le théâtre de combats violents entre armées française et allemande : le 24 août 1914, Colmar est prise pour quelques heures par les Français, avant que les Allemands ne chassent les troupes françaises jusqu’au sommet des Vosges. Le front se stabilise alors pratiquement jusqu’à la fin du conflit. Deux batailles sanglantes se déroulent néanmoins en 1915 : le Linge et le Hartmannswillerkopf.

Début novembre 1918, un courant révolutionnaire secoue toute l’Allemagne et provoque l’abdication du Kaiser Guillaume II le 9 novembre 1918. Le lendemain, des groupes de soldats mutins prennent le pouvoir pour quelques jours en Alsace et créent des « Soviets » d’inspiration communiste dans de nombreuses villes, dont Colmar. Quant à l’Armistice, il est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes et entre en vigueur ce même jour à 11h. Mais en Alsace-Lorraine, l’agitation est à son comble et le drapeau rouge révolutionnaire flotte même sur la Cathédrale de Strasbourg pendant plusieurs jours. Des violences sont commises à l’encontre des symboles de l’empire allemand comme les statues équestres des empereurs qui sont détruites à Strasbourg ou à Metz. L’arrivée des troupes françaises est donc accélérée afin de rétablir le calme dans la région.

À Colmar, les Français commandés par le Général Messimy arrivent le 18 novembre 1918 et défilent dans une ville entièrement recouverte de drapeaux tricolores. Le 22 novembre, c’est le Général de Castelnau, ancien combattant de 1870, qui fait son entrée : il est magnifiquement accueilli par une population très enthousiaste et par de nombreuses jeunes filles en costume alsacien. Colmar a également le privilège de recevoir Raymond Poincaré, Président de la République, et Georges Clémenceau, Président du Conseil, le 9 décembre 1918. Le plébiscite du retour de l’Alsace à la France est donc fait grâce à l’accueil très chaleureux de la part de la population civile.

Mais très vite, les autorités françaises commettent de nombreuses erreurs. Tout d’abord, ils effectuent un « classement » de la population résidant en Alsace d’après leurs origines en accordant des cartes d’identité de différents modèles : A, B, C et D. Les Allemands d’origine, ayant obtenu la carte D, sont rapidement expulsés vers « leur pays natal », de l’autre côté du Rhin. Malgré les versions idéalisées dues au dessinateur francophile Hansi, ces expulsions sont en fait très rudes et les Allemands ne peuvent emmener que 30 kg de bagages. Un autre problème survient à l’école, car du jour au lendemain, les cours se passent en langue française alors que les jeunes alsaciens ne parlent pratiquement que l’allemand : c’est une totale incompréhension de la part de la population civile. Enfin, dans le domaine religieux, l’Évêque de Strasbourg, Mgr Fritzen, un Allemand, doit démissionner et est remplacé par un Évêque Français : Mgr Ruch.

Pour finir la conférence, la mémoire de la guerre est rappelée. Elle est encore très présente en Alsace par les anciens champs de bataille conservés et sanctuarisés, mais aussi par de très nombreux monuments aux morts rappelant, en Alsace, que la grande majorité des morts est tombée sous l’uniforme de l’empire allemand. De nombreux documents et photos d’époque sont d’ailleurs encore conservés précieusement dans les familles et ont été ressortis de l’ombre à l’occasion de ce parcours mémoriel qui a jalonné la commémoration du centenaire de la guerre entre 2014 et 2018.

Justine Kalt et Florian Kleindienst – 3e Lavoisier

FLOR DE MI CORAZÓN

Dans le cadre du cours d’Espagnol et pour clore un chapitre de révisions, les élèves de 3e  Curie ont réalisé une fleur de présentation joliment appelée « Flor de mi corazón ».

Chaque pétale aborde un thème précis : la présentation de l’élève, sa description physique, sa personnalité, sa famille, ses goûts et activités extra-scolaires. Chaque fleur est rendue unique par son cœur personnalisé. Celui-ci est illustré par une chose que l’élève apprécie tout particulièrement comme un animal domestique, un personnage de film ou un membre de sa famille.

Les créations des élèves sont exposées au CDI. Venez vite les découvrir!

Célia PHILIPPE

Les délégués des lycéens au cœur de l’Europe

En levant les yeux sur les murs de la cour elliptique du Parlement Européen de Strasbourg, les délégués ont tous pris la mesure de la grandeur et du poids de ce lieu de coopération entre 28 états voisins. Ce 6 novembre 2018 au matin, les lycéens se sont rendus à Strasbourg, au cœur de l’Europe, pour y visiter la plus grande assemblée parlementaire élue au suffrage universel au monde. La visite guidée des bâtiments a permis de se familiariser avec l’histoire, les pouvoirs et les missions de cette imposante instance mais tous ont senti réellement vibrer leur cœur de jeunes européens quand soudain s’est ouvert devant eux la majesté de l’hémicycle, siège des séances plénières de 751 députés qui représentent 380 millions d’électeurs. Comme eux, ces députés ont le devoir de rapporter la voix de tous, mais aussi de travailler en étroit lien pour avancer.

Puis, la chaleur de la salle du Collège Saint-Étienne et les victuailles ont permis à chacun de prendre des forces avant de retourner battre le glacial pavé strasbourgeois.

L’après-midi, le cadre authentique de la Petite France a servi de trame au jeu de piste « Kidnapping à la Petite France » qui attendait les délégués. Les Sherlock Holmes en devenir, par équipe, carnet de route et accessoires d’enquêteur sous le bras, ont arpenté le centre historique et ses belles bâtisses au bord de l’Ill pour découvrir le mobile du crime et inculper le meurtrier. Toutes les équipes ont finalement convergé vers un même lieu pour la remise officielle des prix par notre coach-enquêtrice du jour. Les semelles usées et les bouts de nez gelés, les jeunes européens, les yeux étoilés, ont regagné le lycée.

Virginie SCHOEN