Les délégués des lycéens au cœur de l’Europe

En levant les yeux sur les murs de la cour elliptique du Parlement Européen de Strasbourg, les délégués ont tous pris la mesure de la grandeur et du poids de ce lieu de coopération entre 28 états voisins. Ce 6 novembre 2018 au matin, les lycéens se sont rendus à Strasbourg, au cœur de l’Europe, pour y visiter la plus grande assemblée parlementaire élue au suffrage universel au monde. La visite guidée des bâtiments a permis de se familiariser avec l’histoire, les pouvoirs et les missions de cette imposante instance mais tous ont senti réellement vibrer leur cœur de jeunes européens quand soudain s’est ouvert devant eux la majesté de l’hémicycle, siège des séances plénières de 751 députés qui représentent 380 millions d’électeurs. Comme eux, ces députés ont le devoir de rapporter la voix de tous, mais aussi de travailler en étroit lien pour avancer.

Puis, la chaleur de la salle du Collège Saint-Étienne et les victuailles ont permis à chacun de prendre des forces avant de retourner battre le glacial pavé strasbourgeois.

L’après-midi, le cadre authentique de la Petite France a servi de trame au jeu de piste « Kidnapping à la Petite France » qui attendait les délégués. Les Sherlock Holmes en devenir, par équipe, carnet de route et accessoires d’enquêteur sous le bras, ont arpenté le centre historique et ses belles bâtisses au bord de l’Ill pour découvrir le mobile du crime et inculper le meurtrier. Toutes les équipes ont finalement convergé vers un même lieu pour la remise officielle des prix par notre coach-enquêtrice du jour. Les semelles usées et les bouts de nez gelés, les jeunes européens, les yeux étoilés, ont regagné le lycée.

Virginie SCHOEN

Les Terminales européennes débattent de la discrimination raciale

Fin septembre, les élèves de Terminale européenne anglais ont assisté à une projection scolaire du film « Blackkklansman – J’ai infiltré le Ku Klux Klan ».

Au début des années 70, au plus fort de la lutte pour les droits civiques, plusieurs émeutes raciales éclatent dans les grandes villes des États-Unis. Ron Stallworth devient le premier officier Noir américain du Colorado Springs Police Department. Il se fixe alors une mission des plus périlleuses : infiltrer le Ku Klux Klan pour en dénoncer les exactions.

A travers le film, les élèves ont pu comprendre avec quelle intensité la haine raciale a pollué les États-Unis, et à quel point il a été difficile pour la communauté noire de s’affirmer en tant que citoyens à part entière. Ils ont aussi découvert en profondeur les méthodes et croyances du Ku Klux Klan.

Pour faire suite à la projection, les deux classes se sont retrouvées début octobre pour organiser un débat en anglais.

A tour de rôle, plusieurs groupes d’élèves ont mis en scène un « Talk Show » pour discuter et débattre de sujets variés autour du film (Ex: Y a-t-il des parallèles possibles entre David Duke – grand patron du KKK – et Donald Trump ? Était-il devenu essentiel pour les Noirs de mener des actions violentes pour être entendus?…)

Les productions étaient très riches en arguments et les débats bien alimentés.

Mme SEYLER et Mme HAGWOOD

 

 

Les 2des européennes se nourrissent le corps et l’esprit

Peu avant les vacances de la Toussaint, les 44 élèves de 2de européenne anglais sont allés au cinéma voir le film « Mary Shelley », un biopic sur l’écrivaine de « Frankenstein ».

En 1814, Mary Wollstonecraft Godwin entame une relation passionnée et scandaleuse avec le poète Percy Shelley et s’enfuit avec lui. Elle a 16 ans. Condamné par les bienpensants, leur amour tumultueux se nourrit de leurs idées progressistes. En 1816, le couple est invité à passer l’été à Genève, au bord du lac Léman, dans la demeure de Lord Byron. Lors d’une nuit d’orage, à la faveur d’un pari, Mary a l’idée du personnage de Frankenstein. Dans une société qui ne laissait aucune place aux femmes de lettres, Mary Shelley, 18 ans à peine, allait révolutionner la littérature et marquer la culture populaire à tout jamais.

Grâce au film, ils ont découvert la société britannique ainsi que la littérature anglaise du début du 19e siècle.

Le film en a séduit plus d’un – filles et garçons – mêlant histoire d’amour, fond historique et littéraire, et histoire de fantômes.

Après le film, la plupart se sont retrouvés autour d’un repas au restaurant le Pfeffel.

Laura SEYLER

 

 

 

Résultats du concours « Bulle de Mémoires »

Le concours « Bulles de Mémoires », à cheval entre l’histoire et les arts dessinés, a une fois de plus récompensé un élève du Lycée Saint André, à savoir Pierre Robbe en classe de 2de4.

Sa bande dessinée raconte la campagne d’Allemagne et la difficile progression des armées alliées jusqu’à la victoire finale et le suicide d’Hitler.

Pierre a reçu pour son travail le second prix académique dans la catégorie « candidat libre » lors d’une manifestation officielle organisée au Lycée Jean-Jacques Henner d’Altkirch.

Le concours est reconduit pour l’année scolaire 2018-2019. Les lycéens intéressés peuvent s’adresser à M. Zitvogel, professeur d’Histoire Géographie.

Thiébault ZITVOGEL

 

L’école du spectateur : autour d’une création

Dans le cadre de l’objet d’étude, le théâtre et sa représentation, les élèves de 2de3 ont bénéficié d’une formation sur la dimension scénique du texte de théâtre, à la CDE de Colmar, de novembre 2017 à avril 2018. Il s’agissait pour eux de devenir des spectateurs éclairés et actifs. Ainsi, ils ont assisté à trois représentations théâtrales au cours de l’année, mais surtout ils ont participé à la création d’une pièce, Lune Jaune, et à la réflexion inhérente à cette élaboration.

Lune Jaune est une œuvre contemporaine de David Greig, œuvre fascinante mais aussi déroutante. Fascinante, elle l’est par son thème : une évocation de l’adolescence et de la question identitaire. À travers la peinture de deux adolescents aux racines fragiles, cette pièce pose une question essentielle à cette période de l’existence si complexe : peut-on être l’auteur de sa vie et de ses choix ? Déroutante, elle l’est par sa forme singulière qui interroge les codes de la représentation. En effet, plus contée que jouée, mêlant les genres littéraires et invitant rap, blues et folk, elle pose de nombreuses questions d’interprétation et de mise en scène. C’est à ce questionnement que les lycéens ont été conviés.

Plusieurs rencontres ont donc été programmées en amont et en aval de la représentation, avec le metteur en scène, l’un des comédiens, l’administrateur de la troupe de théâtre et des élèves d’autres établissements. Les 2de3 ont eu ainsi l’occasion d’échanger des idées, de poser des questions, d’assister à une répétition, de visiter les coulisses, de confronter des témoignages et d’émettre des critiques. Ils ont également été sollicités pour mettre en voix et en espace scénique certains passages de l’œuvre, ce qui les a sensibilisés au dialogue qui s’instaure entre le texte lu, le texte narré et le texte joué. Aussi ont-ils pu appréhender l’art de la mise en scène et enrichir leur interprétation du texte.

Les 2de3 ont été séduits par cette approche du théâtre. Certains plus que d’autres, et ils le disent :

« C’était très enrichissant » (Cilia et Loïc)

« Ce fut une vraie découverte pour moi » (Théo)

« C’était fascinant de voir l’envers du décor » (Elisa et Charlotte)

« J’ai vraiment apprécié de découvrir le monde du théâtre. J’ai trouvé ça passionnant » (Sarah)

« Ce fut une très belle expérience, une expérience inoubliable » (Olivia)

« Nous avons, je pense, tous passé un très bon moment, les activités étaient ludiques et enrichissantes. Cette expérience m’a donné envie de m’intéresser davantage au théâtre, peut-être en tant que praticienne » (Lisa et Victoria).

Isabelle BLONDE

 

Les Seconde 6 au Conseil de l’Europe…

La classe de Seconde 6 a visité le Conseil de l’Europe et le Théâtre National de Strasbourg le 14 mai lors d’une journée passée dans la capitale européenne. Ils ont eu accès à l’hémicycle et ont approfondi leurs connaissances des institutions européennes ! L’après-midi, ils ont investi les coulisses et la scène du Théâtre National de Strasbourg. Les différents métiers d’art, depuis la création jusqu’à la représentation d’une pièce de théâtre, leur ont été présentés. Ils ont pu notamment admirer le travail minutieux des costumières.

Une journée strasbourgeoise bien instructive…

Danièle LAPP et Anne DEUTSCH

Sortir à Strasbourg et à Freiburg pour mieux… entrer en philosophie

Ce printemps, à Strasbourg, plusieurs classes ont assisté à une représentation théâtrale du Phédon de Platon. Socrate fut condamné à mort à l’issue d’un procès légal, mais injuste : on lui reprochait de critiquer les opinions les plus répandues et la religion politique d’Athènes. Pour apaiser le chagrin de ses disciples et ses propres angoisses, il tente alors de démontrer l’immortalité de l’âme humaine : la connaissance des Idées Universelles ne peut se produire que dans un esprit qui échappe aux particularités de la matière. Visiblement il ne convainc personne et nous a laissés sur notre faim au point que j’ai repris ce thème pour la trente-septième conférence des « pauses philo » !

L’après-midi, accompagnés par MM Meyer et Duverger, certains élèves de T.2 et de T.3 sont allés visiter le Conseil de l’Europe, tandis qu’un petit groupe rencontrait deux personnalités travaillant au cœur des Institutions européennes strasbourgeoises. M. Puppinck nous a reçus au siège de la fondation qu’il dirige afin de nous rappeler notamment pourquoi ces institutions ont été fondées au lendemain de l’épouvantable Seconde Guerre Mondiale. Les pires exactions avaient pu être commises au nom de la souveraineté des États-Nations voire même au nom de la légitimité démocratique. Il fallut donc recréer un contrôle supra étatique jadis garanti par la papauté désormais impuissante. L’ECLJ se bat pour la défense de l’objection de conscience et pour les droits de l’homme, par exemple pour la libération du Pasteur Brunson incarcéré en Turquie.

Ensuite, grâce à une invitation personnelle d’un des 47 juges de la Cour européenne des Droits de l’Homme, nous avons pu entrer dans cette instance à l’accès « hyper limité ». Le juge polonais Krystof Wojtycek nous a parlé durant une heure et nous a expliqué par exemple la différence entre norme et principe et la manière dont peut être saisie la CEDH. Les législations nationales ne peuvent limiter les libertés individuelles que lorsque c’est indispensable au Bien Commun.

Un mois plus tard, avec Mme BUTSCHER, les T.6 et les 1res L, nous sommes allés à Freiburg visiter l’Université et la Bibliothèque de philosophie avec un brillant chercheur qui nous a longuement parlé de la phénoménologie et de Heidegger en abordant aussi les aspects les plus controversés. Ensuite nous sommes montés jusqu’à Todtnauberg où Heidegger méditait en marchant et reçut Hannah Arendt, ainsi que de nombreux poètes et philosophes : nous nous sommes un peu perdus dans les « Chemins qui ne mènent nulle part », les Holtzwege… peut-être pour mieux nous retrouver. Vive la philosophie !

Pierre LABROUSSE

Visite du Conseil de l’Europe

Mardi 27 mars, nous sommes allés visiter le Conseil de l’Europe pendant la matinée. Nous en avons parcouru les coulisses et avons même eu le privilège d’assister au début d’une assemblée de la 34e édition des autorités locales et régionales. Cela nous a permis de découvrir de manière plus approfondie le Conseil de l’Europe que l’on confond souvent avec le Parlement Européen.

Après une pause déjeuner bien méritée avec un quartier libre au centre-ville de Strasbourg, nous avons pu admirer les arcanes cachées du Théâtre National de Strasbourg. Notre guide, Luc Priori, nous a d’abord conté l’historique du TNS puis dévoilé la logistique scénique avec les décors, les costumes, les lumières et les accessoires. Cette visite fut enrichissante car elle nous a fait connaître un aspect méconnu de l’art théâtral.

Anne DEUTSCH, Mathieu DANNER et les élèves de Première 5

 

Résultat 1er Groupe Bac 2018

Série L
21 candidats, 19 admis (4 mentions TB, 8 mentions B, 5 mentions AB), 2 oraux

Série ES
67 candidats, 61 admis (13 mentions TB, 14 mentions B, 25 mentions AB), 6 oraux

Série S
107 candidats, 98 admis (33 mentions TB, 22 mentions B, 28 mentions AB), 6 oraux

Série STMG
32 candidats, 30 admis (3 mentions B, 12 mentions AB), 1 oral

Série STL
24 candidats, 22 admis (1 mention TB, 5 mentions B, 10 mentions AB), 2 oraux

Série ST2S
30 candidats, 25 admis (2 mentions B, 12 mentions AB), 5 oraux

 

La LRA, une option ouverte à tous

Les élèves de l’option LRA (Langue Régionale Alsacienne) ont eu la chance de visiter le Musée Unterlinden de Colmar.

Ils ont ainsi pu visualiser, entre autres, le Retable d’Issenheim, une œuvre étudiée en classe et présentée au baccalauréat.

La LRA est une option d’une heure proposée par le Lycée Saint André dès la Première. Il n’est pas obligatoire de maîtriser la langue alsacienne, d’ailleurs, tous les cours ont lieu en Français.

Cette année, la moyenne des élèves ayant présenté l’option s’élève à 16,6, un bon cru !

Les élèves désireux de suivre cette option peuvent s’adresser à M. ZITVOGEL ou à M. DANNER.