Blog - Collège Épiscopal Saint André


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La covid-19 a fermé les écoles !

Déserts devant les porches et sous les préaux. Plus de sonnerie pour remplir les escaliers et les couloirs. Mais surtout : salles de classe muettes. Un grand vide les a éteintes.

Ici, chaque jour, chacun est assigné à être soi parmi les autres – même les absents y sont nommés. Entre pairs, on doit s’exprimer, répondre, questionner, réfléchir, rendre des comptes devant un maître qui secoue les indolents et canalise l’agitation – il faut apprendre, il faut s’intéresser. La salle de classe est une scène où l’on joue tous les jours, intensément. Même la paresse y est un rôle.

De grands rideaux sont descendus sur ces milliers de scènes : ce sont des théâtres qui ont été fermés.

On a alors donné aux rideaux des transparences d’écrans. Et les metteurs en scène sont passés derrière les caméras… Changement de métier, et très vite !

Les acteurs, eux, ont dû descendre de scène pour aller s’asseoir – aux côtés de parents préoccupés…

Beaucoup de bonne volonté !

Mais les rideaux, même transparents, sont des rideaux.

Vive les planches !

 

Béatrice SUR


Voici quelques témoignages d'élèves de Mme SUR : 


« Si on m’avait dit, il y a 4 mois, qu’une pandémie mondiale nous obligerait tous à rester chez nous plusieurs jours d’affilée, j’aurais pris cette personne pour un fou. Comment s’attendre à une pareille chose ? On m’a demandé quelques lignes sur la façon dont je l’ai vécu. Alors c’est parti ! Tout d’abord, je pense avoir vécu ce confinement en étapes. Il y a d’abord eu la surprise, l’étonnement : personne sur le groupe de la classe ne voulait y croire… Puis je pense qu’il y a eu la colère, car comme toutes les classes de 5e, j’attendais le stage de ski avec impatience. Un peu de déni aussi je pense (tout en n’y croyant pas je restais toujours dans l’optique de reprendre les cours après deux semaines de confinement). Il y a eu ce moment, après plusieurs semaines de confinement, où mon entourage, mes amis, commençaient sérieusement à me manquer. Je pense qu’il a fallu en arriver là, pour se rendre compte de l’importance des liens sociaux. Puis l’acceptation, et le fait de se dire : maintenant c’est une question de mois et il est temps de s’organiser, et de travailler. Avec comme devise une citation d’Einstein : « L’intelligence est de pouvoir s’adapter aux changements ». Sans compter les avantages que j’ai découverts comme pouvoir enfin me consacrer à ma passion (le dessin) ou encore faire du sport en famille. Les cours en visioconférence commencèrent peu à peu à se mettre en place. Je me rends compte que ces étapes correspondent aux étapes du deuil. Je ne saurais dire un deuil de quoi, mais je suis heureuse d’avoir fait ce chemin-là ». Garance Seys, 5e Matisse

 

 « Premièrement, j’aimerais dire que j’ai eu beaucoup de chance de passer mon confinement dans une maison avec un jardin pour profiter de l’extérieur. Ce n’est malheureusement pas le cas de tout le monde. Chez moi, ce n’était pas facile tous les jours alors j’ai dû prendre sur moi et faire de cette faiblesse ma force. Je ne suis pas sortie une seule fois durant le confinement. Pour les cours, tout s’est bien passé pour moi. J’ai essayé de suivre de mon mieux car j’avais peur de ne pas avoir le niveau pour la seconde l’année prochaine. Chaque jour je me réveillais vers 9h30 puis je me mettais aux devoirs à 10h. Certaines journées je pouvais rester jusqu’à 19h devant mon bureau et d’autres je terminais vers 15-16h et où je pouvais faire d’autres choses, comme lire et regarder la télé. J’ai fait tous les jours du sport et je réalise que c’était très bénéfique : éviter de grossir, évacuer le stress, me muscler… Je compte bien continuer pendant les vacances ! » Margaux Kawka, 3e Lavoisier

 

« Pendant le confinement, j’ai aimé être à la maison car j’ai profité de mon temps libre pour faire ce que je voulais. C’était comme si j’étais en vacances. Par contre, lorsqu’il fallait faire les devoirs, ma mère n’était pas aussi claire et patiente que les professeurs. Heureusement qu’en français il y avait les visioconférences. Dommage qu’il n’y avait pas de visioconférence dans toutes les matières. Pour ça, l’école c’est quand même mieux. Parfois je m’ennuyais ; je ne savais pas quoi faire. Le temps était long car je ne pouvais pas sortir quand je voulais. Je ne pouvais pas aller aux cours de danse classique, ni retrouver mes copines de classe pour jouer et discuter avec elles. Finalement, le confinement avait du pour et du contre. » Ambre Kim, 6e Verlaine

 

« Mon confinement s’est assez bien passé. En discutant avec mes amis je me suis rendue compte que ça nous a même rapprochés. Je trouve que durant ce confinement, on a pu se rapprocher plus avec certains amis et prendre du recul par rapport à certaines amitiés. Au début du confinement, j’avais du mal à m’adapter aux cours sur Ecole directe et la plupart des autres élèves aussi. Je sais que nous n’avons pas tous la même organisation pour ces cours confinés, mais me connaissant, j’ai préféré garder un rythme. Pour avoir toujours l’impression d’être en classe, j’ai fait mes devoirs dans l’ordre des cours de la journée et j’ai assisté à toutes les visioconférences (français, SVT, anglais et sport). Les cours en visioconférence étaient très sympathiques, on travaillait comme dans nos cours et il était très agréable de tous se revoir. Pendant le confinement, tout s’est arrêté : notre voyage scolaire, nos vacances, nos activités et nous n’avons pas vu nos amis et notre famille pendant plusieurs mois, mais pour la plupart, nous nous sommes souvent appelés, ou contactés par message pour prendre des nouvelles des uns et des autres et nous avons trouvé d’autres activités comme aller courir ou nous balader ou, pour ma part, faire des exercices de fitness à la maison. » Jade Mutlu, 5e Matisse

 

« Les corona vacances ! Les deux premières semaines des corona vacances étaient trop bien car il n’y avait quasiment pas de devoirs. Mais quand Macron annonça qu’il allait y avoir un confinement, il y eut une montagne de devoirs. Je ne me sentais pas tout seul car je jouais avec mes amis en ligne. Les corona vacances se sont bien passées. Personne dans ma famille ne l’a eu ! J’ai une maison et pendant le confinement on avait installé un trampoline. » Samy Lagmouch, 6e Verlaine

 

« Le confinement était monotone car tous les jours je faisais toujours la même chose. Je faisais mes devoirs avec mes parents, je lisais beaucoup de livres, je jouais à la switch… J’avais toujours une bonne connexion donc j’ai pu suivre toutes les visioconférences. Je ne suis pas sorti, mais j’ai une grande maison et un jardin. La seule chose que j’ai fait d’inhabituel, c’est quand j’ai construit une cabane. J’ai aussi pu suivre la construction de notre piscine. L’école m’a manqué par moment car certaines fois j’avais beaucoup de travail et on en aurait fait moins à l’école. Donc le confinement n’était pas super mais ce n’était pas nul non plus. » Thomas Baumann, 6e Verlaine

 

« Quand Emmanuel Macron a dit qu’il y aurait le confinement,  je m’étais dit que je pourrais faire ce que je voulais par exemple jouer à la nintendo switch, regarder la télé. Mais en fait, pas du tout, j’avais beaucoup de devoirs et je ne pouvais même pas voir mes amis. Ce qui m’a le plus manqué, c’est d’aller au Macdonald ou au Burger King parce que ma maman, elle ne fait pas de bons repas. Ce qui était bien, c’est qu’on pouvait se lever plus tard parce que à l’école je dois me lever à 6h30. Aujourd’hui je suis à l’école, et je suis très heureux, car à la maison je ne comprenais rien, et ma maman non plus ! » Martin Jaegy, 6e Verlaine

 

« Pendant le confinement, je suivais et effectuais régulièrement les devoirs envoyés sur Ecole Directe. J’assistais à toutes les visioconférences organisées en français et allemand. J’adorais aussi participer au cours d’EPS de M. TRITTER pour me dépenser et apprendre de nouveaux mouvements. L’école ne m’a pas beaucoup manqué contrairement à mes copains de ma classe de 6e, même si je restais en contact avec eux grâce aux visioconférences et aux réseaux sociaux. Le midi, il y avait toujours un parent présent avec moi pour préparer le repas et m’aider à faire mes devoirs si j’avais besoin d’aide. Puis, en début d’après-midi, je terminais mes devoirs. Après les avoir terminés, je me reposais un peu dans ma chambre. Ensuite, je sortais jouer au football avec mon papa qui venait de revenir de son travail où il avait été réquisitionné par son employeur. Il m’arrivait de faire du vélo dans le quartier tout en respectant la règle du kilomètre autour de mon domicile. En rentrant, je prenais ma douche. Enfin, je prenais le dîner avec mes parents et ma sœur tout en ayant préparé avec soin la table. Après le diner, j’allais toujours jouer à l’extérieur avec ma sœur ainée Jeanne. La période du confinement m’a appris à respecter les gestes barrières permettant de me protéger ainsi que mes proches. Mais, il n’est pas toujours facile de garder le masque et de penser à laver ses mains régulièrement avec le gel hydroalcoolique. » Geoffrey Pierre-Priolet, 6e Verlaine


« Mon confinement n’a pas été une grande joie. Pour des raisons personnelles j’ai été stressée et ai vécu beaucoup de choses. Plus que de devoir travailler tous les jours, rendre des travaux et tout gérer par moi-même, je pense que le confinement a été surtout dur mentalement. J’ai dû organiser mes journées en fonction des devoirs donnés par les professeurs. Je pouvais par exemple raccourcir une heure de travail sur une matière pour pouvoir me consacrer à une autre. En plus de cela, je devais gérer le Conservatoire à côté. Pas facile ! Certains professeurs étaient très présents et organisés dans leur cour, cela facilitait les choses. Mais d’autres, n’étaient pas présents et cela rajoutait de la charge de travail et n’était pas du tout facile à gérer. Pour les cours en visioconférence, seulement un professeur faisait des cours couramment ce qui était assez agréable et m’a personnellement beaucoup aidée. D’autres professeurs le faisaient aussi évidement mais que très rarement. Pendant 3 mois, ne voir aucune de mes amies a été dur au niveau mental et assez frustrant. Heureusement, que tout cela est enfin terminé. J’ai dû rattraper tous mes cours et j’ai décroché dans 1 ou 2 matières. Mon confinement a été difficile mais il n’y avait pas que du noir. J’ai pu me rapprocher de certaines personnes. J’ai aussi pu devenir encore plus mature et apprendre à gérer mes cours par moi-même. Je me suis aussi rapproché de certains professeurs et cela était très agréable. Mon confinement en a donc vu de toutes les couleurs. » Leyla Benaoumar, 3e Lavoisier


« Quand l’école a fermé, j’étais plutôt contente. Pendant le confinement j’avais un emploi du temps : j’avais des horaires où j’avais école (je devais faire les devoirs) et quand je n’avais plus de devoirs, mon père m’en rajoutait. Je faisais parfois de balades à vélo, et je jouais dehors avec ma sœur. C’était embêtant de ne pas pouvoir quitter la maison car je ne pouvais pas voir ma famille. Vers le début du confinement, j’étais contente de rester à la maison et de ne pas aller à l’école mais après j’en avais vraiment marre. J’allais à la fenêtre de la chambre de mes parents pour parler à ma voisine qui est une très bonne amie. Vers la fin du confinement, les mardis soir je regardais Harry Potter à la télé sur TF1. J’ai même envoyé une lettre à Daniel Radcliffe ! Quand j’ai appris que je pouvais retourner à l’école, j’étais très heureuse. » Alicia Dietsch, 6e Verlaine


« Mes journées étaient presque toutes similaires, il n’y avait que les devoirs qui changeaient, sinon mon organisation restait la même. Pour éviter de m’ennuyer, j’ai tout essayé. J’ai pratiqué mes passions telles que l’art plastique, le chant, la guitare, la photo et j’ai même appris à faire quelques gâteaux. Mais la plupart de mon temps était consacré aux devoirs, ce qui est normal car nous aurions dû être en cours pendant le confinement. Ce qui m’a plu était de pouvoir mieux m’adonner à mes passions. Les visioconférences m’ont aidée à mieux suivre certains cours, elles m’ont également aidée à plus prendre la parole en classe car, en temps normal, je suis timide et je n’ose pas participer en cours. Au début du confinement, je n’ai pas tout de suite réussi à bien m’organiser, mais par la suite, j’ai su trouver le moyen de planifier mes journées. Chaque jour, je prenais une feuille et je notais tout ce que je devais faire. J’ai plutôt bien vécu le confinement, malgré certains inconvénients tels que les problèmes de connexion lors des visioconférences, le stress de ne pas rendre les devoirs à temps ou encore le fait de passer ma journée entière à faire mes devoirs. » Louane Tosoni, 3e Lavoisier

 



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