Collège SAINT ANDRE

Etablissement Catholique d'Enseignement


Le mot du Directeur - Juillet 2015

« Le plus beau regard d’amour est un regard d’espérance » (Isaïe 30,15)

Traditionnellement, les mois d'avril et mai sont ceux du classement des lycées dans le paysage régional, et national ; celui du mois de juillet, période de fin d’année et de pause estivale, celui des résultats pour la session d’examen en cours. En toute confiance, je peux vous dire que la session 2015 a tenu ses promesses de belles réussites et nous pouvons tous en être très fiers. Car nous le savons bien, rien n’est gagné d’avance...

Je voudrais, avant de vous laisser à la lecture de cette nouvelle édition de la vie à Saint André, féliciter l’ensemble de la communauté éducative du Collège Épiscopal Saint André pour sa participation active et efficace à la réussite des jeunes qui nous sont confiés.
Et cette belle réussite passe par le regard que nous posons sur nos élèves, et il s’agit bien là d’un regard d’espérance. Pour nous tous, cela revient à concilier, dans chacun des actes pédagogiques et éducatifs, des attitudes d’espérance, de confiance et de reconnaissance en considérant l’autre, l’élève comme l’adulte, comme un être en devenir, un être fragile, un être relié.
Tout simplement parce que derrière l’élève... il y a une personne et que l’accepter, c’est comprendre que l’enfant, et tout homme, est un être en devenir, fait de fragilités, et qu’il va grandir en relation avec l’Autre. Et ces trois regards sont autant de point d’appui pour l’aider à s’épanouir, pour l’aider à grandir, pour l’aider à devenir...

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Cour d'Honneur

1- La personne est un être en devenir :
J’aime à me souvenir des paroles d’un élève qui me disait « laissez-moi le temps et vous verrez...» Mais lui ai-je toujours laissé le temps nécessaire pour voir ?
Sommes-nous toujours prêts à faire le pari de l’imprévisibilité de ce devenir individuel ou collectif devant la prétendue immédiateté des résultats attendus d’une scolarité...
Cette recherche du résultat doit nous inviter à une certaine humilité parce que le résultat nous échappe souvent! L’être humain n’est pas un produit. Et sans cette humilité, nous pourrions verser dans cette vision redoutable de la maîtrise du destin du jeune.
2- La personne est un être fragile :
Nous devons être vigilants parce que l’homme est fragile face aux coups. Nous pouvons tous être atteints dans nos failles, dans nos angoisses profondes, dans ce qui fait que nous doutons de nous. Ce doute de soi est assez fréquent, voire plus fréquent chez les adolescents et la confusion dans laquelle se trouve notre société n’y est pas étrange. Alors pour prendre soin de l’homme fragile, il faut être à l’écoute de l’autre comme dans son accueil. Et ce sont bien là deux attitudes dont il nous faut prendre soin.
Cours

Cour basse des Elèves

3- La personne est un être relié :
Les deux choses à éviter sont à mon sens :
 le lien qui étouffe, enferme, et qui ne relie pas, mais qui supprime la relation juste.
 Et l’absence de lien c’est-à-dire le désert parce que dans les deux cas, nous sommes seuls...

Mais quel rapport avec l’école me direz-vous ? L’école est un lieu particulier, artificiel par rapport à la société globale. Sa spécificité n’est pas l’instruction, encore que la transmission des connaissances soit importante. C’est un lieu d’initiation, au sens noble du terme. Ce qui est en cause, ce n’est pas simplement que les enfants apprennent quelque chose, même si c’est absolument nécessaire. C’est qu’il leur soit donné un chemin d’humanité.
Puisse ce chemin d’humanité nourrir notre regard d’espérance.

Je vous laisse à présent découvrir cette nouvelle édition de la vie à Saint André et j’adresse mes sincères remerciements aux travailleurs de l’ombre qui œuvrent sans compter pour nous livrer le témoignage de nos belles réalisations.
Excellente visite à vous,


O. THOMAS
Chef d'Établissement